LES DETERMINANTS CULTURELS DU MANAGEMENT DES « JEUNES » CHINOIS : VERS UNE EVOLUTION DU CADRE TRADITIONNEL ?

Résumé : Selon Marcel Granet (1968), sinologue français spécialiste de la Chine ancienne, la « bénévolence » confucéenne signifie la volonté et l'acte de faire du bien A l'heure où la Chine accélère son ouverture internationale et accède à la deuxième place économique mondiale, le management dans les entreprises chinoises est largement reconnu comme autoritaire et caractérisé par le respect de la hiérarchie. De son côté, la littérature consacrée au management chinois met inlassablement en avant l'empreinte confucianiste toujours présente : une logique hiérarchique fondée sur le paternalisme, une communication indirecte et informelle, le souci de ne jamais perdre la « face », l'importance du réseau (le « Guanxi »), de la morale et de la confiance accordée. Cette littérature recommande aux entreprises étrangères implantées en Chine d'adapter leur mode de management en prenant en considération ces différences culturelles. Les études les plus récentes relatives aux problématiques RH en Chine relatent pour leur part une réalité assez différente, caractérisée par une pénurie de main d'oeuvre qualifiée et un turnover extrêmement élevé. Les jeunes chinois en particulier s'y révèlent guidés par un souci de surenchère salariale et pratiquant une mobilité professionnelle aiguë. L'objet de ce papier est d'initier une étude sur les attentes au travail de la « jeune génération » de chinois, en contact de plus en plus fréquent avec la culture occidentale, qui entrainerait une évolution des variables culturelles traditionnelles du management chinois. Une revue de la littérature nous conduit à proposer un cadre théorique et des hypothèses sur le management traditionnel chinois au regard de 5 critères culturels qui nous paraissent pertinents pour notre recherche : la relation hiérarchique, la préférence entre l'individu et le groupe, les relations interpersonnelles, le rapport aux règles et la gestion du statut socio-professionnel. Ces hypothèses sont alors confrontées, à travers une étude exploratoire, à la perception d'étudiants chinois inscrits en 3 ème année de licence. Les réponses confortent l'importance toujours présente de la hiérarchie sociale, de la logique de face et du guanxi. Cependant, des évolutions notables apparaissent. Ainsi, la gestion du statut socioprofessionnel semble évoluer du statut d'origine vers un système de reconnaissance au mérite, l'importance du diplôme, en particulier, devenant essentielle. Mettant à mal le collectivisme supposé des chinois, les jeunes interrogés se disent individualistes et en compétition nécessaire face à l'ampleur de la population. Les jeunes chinois nés après 1980 auraient ainsi de nouvelles attentes vis-à-vis du travail. Plus opportunistes et ambitieux, ils accepteraient aussi mieux l'application des lois.
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Communication dans un congrès
22ème congrès de l'AGRH, Oct 2011, MARRAKECH, Maroc. Actes du 22ème congrès de l'AGRH
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Contributeur : Janique Soulie <>
Soumis le : vendredi 24 mars 2017 - 20:55:03
Dernière modification le : mercredi 29 novembre 2017 - 15:11:38
Document(s) archivé(s) le : dimanche 25 juin 2017 - 14:22:32

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Janique Soulie. LES DETERMINANTS CULTURELS DU MANAGEMENT DES « JEUNES » CHINOIS : VERS UNE EVOLUTION DU CADRE TRADITIONNEL ?. 22ème congrès de l'AGRH, Oct 2011, MARRAKECH, Maroc. Actes du 22ème congrès de l'AGRH. 〈hal-01495403〉

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